Attente / Patience

– Patienter dans une société fast-food

Il y a quelques jours, j’écoutais un podcast où une personne partageait:

« Nous vivons dans une époque épatante. 

Être à 20 000 kms de distance ne nous empêche pas de se voir ou se parler,  

On peut trouver un rdv galant en quelques clics seulement, 

Acheter des places de cinéma en 4 minutes et les recevoir directement sur son téléphone,  

On peut commander, récupérer et manger son repas en moins de 30 minutes en passant au MacDo du coin… »

Nous sommes dans une société qui est quasiment affranchie du temps et des distances dans la plupart des domaines de notre vie. 

Cette réflexion mérite d’être un peu poussée tant elle est profonde.  

 

Je discutais un jour avec une dame d’un certain âge qui me parlait de ses jeunes années en tant qu’épouse. Elle m’expliquait qu’à cette époque, les couples n’avaient pas le choix d’instaurer la confiance et la patience entre eux. 

Après son mariage, cette femme a eu à s’occuper de sa propriété toute seule puisque son mari était parti faire l’armée. 

Elle était tellement captivante en me racontant son quotidien et les défis auxquels elle devait faire face. 
Très peu de nouvelles de son mari, une ou deux lettres de temps en temps. 

Pas de sms ou d’appels, pas de zoom ou skipe entre-deux… 

RIEN. 

Pour que ça marche, les deux seules clés étaient selon elle : la confiance, et la patience. 

“Vous savez mon petit, ce qui était dur ce n’était pas de l’attendre, c’était d’être loin de lui, sans même savoir où il se trouvait vraiment. J’étais patiente, j’occupais ma patience.” 

 

J’y ai beaucoup réfléchi et j’en ai déduit quelque chose. 

 

Cette dame semblait dire que l’éloignement était très difficile, mais elle arrivait à attendre son mari, JUSTEMENT parce qu’elle était patiente et qu’elle nourrissait sa patience. 

Sur le moment je me suis dit : A l’époque ils avaient une sacrée force de caractère ! 

En poussant un peu j’ai réalisé quelque chose. 

L’époque, la saison, la société est bien différente de l’époque, c’est vrai ; 

Mais ce que nous avons à l’intérieur, cette force de caractère dont cette femme témoignait, peut-elle changer au fur et à mesure des années qui passent ? 

Est-ce que le poids de ce qui se passe dehors doit OBLIGATOIREMENT influencer l’atmosphère de ce qui se passe à l’intérieur ? 

 

 

Hébreux 13:dit: Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement. 

Si Jésus est le même hier et aujourd’hui, ça implique qu’Il ne change pas. Nous sommes d’accord sur ce point. 

 

Donc si Jésus lui-même ne change pas, pourquoi ce que LUI nous donne devrait changer


Nous savons que la patience, durant la saison du désert, est 
SURnaturelle et que seul Dieu peut nous animer de celle-ci ; 

 Prenons un exemple qui pour moi est très frappant. 

 Histoire de se remettre dans le contexte : 

1 Rois 19:  Achab rapporta à Jézabel tout ce qu’avait fait Élie, et comment il avait tué par l’épée tous les prophètes. 

Jézabel envoya un messager à Élie, pour lui dire : Que les dieux me traitent dans toute leur rigueur, si demain, à cette heure, je ne fais de ta vie ce que tu as fait de la vie de chacun d’eux ! 

Élie, voyant cela, se leva et s’en alla, pour sauver sa vie. Il arriva à Beer Schéba, qui appartient à Juda, et il y laissa son serviteur. 

Pour lui, il alla dans le désert où, après une journée de marche, il s’assit sous un genêt, et demanda la mort, en disant : C’est assez ! Maintenant, Éternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères. 

Il se coucha et s’endormit sous un genêt. 

Ce qu’est en train de vivre Elie est certainement différent de ce que nous vivons nous je vous l’accorde. Mais en allant plus loin vous allez voir où je veux en venir.

Dans cette première partie de 1 Rois 19, Elie qui est menacé de mort, s’en va se “réfugier” dans le désert. 

On voit au verset 4 à quel point Elie est découragé, il est à bout de force.

Il n’en n’est pas à ce stade seulement à cause d’une journée de marche, mais à cause de l’accumulation de tous ce qu’il a vécu jusqu’ici. 

 

Ce qui m’intéresse ici c’est la suite : 

Et voici, un ange le toucha, et lui dit : Lève-toi, mange. 

Il regarda, et il y avait à son chevet un gâteau cuit sur des pierres chauffées et une cruche d’eau. Il mangea et but, puis se recoucha. 

L’ange de l’Éternel vint une seconde fois, le toucha, et dit : Lève-toi, mange, car le chemin est trop long pour toi. 

Il se leva, mangea et but ; et avec la force que lui donna cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à la montagne de Dieu, à Horeb. 

 

Alors qu’il est dans le désert : 

  • 1/ Un ange le touche et lui dit : Lève-toi, mange 
  • 2/ L’ange de l’Eternel vient une seconde fois, le touche et dit : Lève-toi, mange, car le chemin est trop long pour toi 
  • 3/ Il se lève mange et boit  
  • 4/ La force que lui donne cette nourriture lui permet de marcher 40 jours et 40 nuits

Si on connait un peu l’histoire d’Elie on peut s’habituer à lire les grandes lignes seulement. 

Maintenant, je vous invite à simplement relire les 4 points au-dessus et à vous dire : 

ELIE – EST – ACTUELLEMENT – DANS – LE – DESERT” 

Lève-toi, mange, car le chemin est trop long pour toi. 

Qu’est-ce qu’il se passe ? 

Elie crie à l’Eternel – L’Eternel intervient. 

Humainement parlant, et comme il nous est indiqué (le chemin est trop long pour toi) il est impossible d’avoir assez d’énergie pour traverser ce type d’épreuve. 

 

Maintenant que cette histoire est posée ici,  

Comment le prendre dans ma propre situation, notamment avec la maitrise de ma patience ? 

Comment l’appliquer alors que je traverse un long parcours et que cette journée de marche est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ? 

La réponse est simple : 

Tournons-nous vers Dieu, et IL pourvoira. 

Alors que notre patience semble être limitée, Jésus nous donne la nourriture qui nous permet de

1/ nous relever 2/ prendre des forces 3/ nous remettre en mouvement avec une foi capable de déplacer des montagnes. 

 

Pour conclure cet article, je t’invite à cliquer [ ICI ] et à prendre un temps à part pour dire à ton Papa combien cette route et longue et difficile et à quel point tu as besoin de lui non pas pour l’ôter, mais pour t’aider à la traverser. 

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